Sitges Festival : The Victim / Hobo with a Shotgun

Sitges, connue pour sa vie gay particulièrement active l’été, s’offre à l’automne l’un des festivals de cinéma fantastique les plus connus au monde.

A peine arrivé, Lojie (arrivée bien avant moi) m’a prévu une petite nuit « Midnight Extreme« . Deux films sont proposés enchaînés: The Victim, de et avec Michael Biehn et Jennifer Blanc, suivi de Hobo with a shotgun qui met en scène un Rutger Hauer de 67 ans passés.

La salle est prête, tout le monde est excité et les différents intervenants parlent face public, habitués visiblement à l’exercice.

C’est le réalisateur, Jason Eisener, de Hobo with a shotgun qui lance les premiers mots, nous promettantde l’action, des cascades executées par Mossieur Hauer himself. Le personnage me fait sourire, il me fait penser à un Silent Bob qui parlerait beaucoup (trop?).

Jennifer Blanc intervient ensuite, fait un petit trait d’esprit sur le fait qu’elle n’a pas fait de cascade dans The victim. Enfin, Michael Biehn nous prévient: son film n’est pas prise de tête, il faut le prendre au 5eme degré et juste passer un bon moment. C’est là que je commence à m’inquiéter…

Deux ou trois applaudissements plus tard, la séance commence. Générique, acteurs, titre et hop c’est parti pour The Victim.

Et là, comment vous dire… Lojie est tombée profondément endormie à ma droite tandis que moi, bloqué par mes voisins, je n’ai pas pu m’enfuir. Des dialogues mauvais, un jeu d’acteur qui l’est tout autant. La victime n’est pas à l’écran mais bien dans la salle. Nous vous parlions il y a quelques temps d’un film gore amateur appelé Gut. Ca c’était du second degré, ici tout est mauvais. Malgré quelques ressorts comiques, Biehn et Blanc ne parviennent pas à sauver ce film de série Z. Lui disait avant la projection: « on ne se souviendra pas de ce film dans 30 ans » j’ai tendance à penser qu’il sera oublié dés le 17 octobre.

Sur le point de rentrer me coucher, mes yeux encore en sang (finalement je suis raccord avec le festival…), je finis par me laisser convaincre que le film suivant ne peut pas être pire. Et fort heureusement, il ne l’était pas.

Hobo with a shotgun met en scène Rutger Hauer de façon rétro, un peu façon Tarantino ou Rodriguez dans une ville qui n’est pas sans rappeler un Sin City un peu plus cheap mais finalement plus réaliste. Qu’on s’entendre, le film est loin d’être parfait mais il fait le boulot et il le fait bien. Ya du sang, un pitch de départ accrocheur et des acteurs efficaces. Petit bemol, l’histoire a quelques difficultés à démarrer et on se surprend à bailler sur certaines longueurs (mais bon, la séance à 2h30 du mat’ n’a pas du aider ).

The Victim : 1,5 / 10 (pour le déplacement en Espagne)

Hobo with a shotgun :  6 / 10 (un bon moment, mais pas non plus le film du siècle)

Haribo

A vivre depuis son enfance dans un monde imaginaire, on finit par y nager en toute liberté. Séries, films, Musique, tout y passe avec des avis parfois contestables mais toujours honnêtes.

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